Des crimes d'honneur même au Canada


Depuis plusieurs semaines, déjà, nos médias nous font des comptes-rendus quasi quotidien du déroulement du procès Shafia qui vise à faire la lumière sur les circonstances de la mort de quatre membres de la même famille , et à déterminer de la culpabilité des suspects dont on y retrouve le père de trois des quatre victimes.

Tout ce que l’on a pu entendre jusqu’à présent, nous laisse entrevoir, qu’il s’agit en fait d’un crime d’honneur qui est surtout pratiqué dans des pays pratiquant la religion musulmane.

Pour l’organisme des droits de la personne Human Right Watch le crime d’honneur définit comme suit: « Les crimes d’honneur sont des actes de violence, le plus souvent des meurtres, commis par les membres masculins d’une famille à l’encontre de ses membres féminins, lorsqu’ils sont perçus comme cause de déshonneur pour la famille tout entière. Une femme peut être la cible d’individus au sein de sa propre famille pour des motifs divers, comprenant : le refus de participer à un mariage arrangé, le refus des faveurs sexuelles, la tentative de divorce — que ce soit dans le cadre de la violence conjugale exercée par son mari ou dans un contexte avéré d’ adultère. La simple interprétation selon laquelle son comportement a “déshonoré” sa famille est suffisante pour enclencher une représaille.

Selon Wikipédia, le nombre de ces crimes peuvent varier d’un pays à l’autre, ainsi au Pakistan, il y a 636 cas de crime d’honneur en 2007, tandis qu’en Turquie, on dénombre 288 cas entre les années 2001 et 2008.

Pour la journaliste Rana Husseini du journal «The Jordan Times», on dénombre chaque année, 5,000 cas de crime d’honneur et ce nombre serait en augmentation à chaque année. Les crimes que l’on peut reprocher aux victimes sont: qu’elles ont ri d’une blague entendue dans la rue, d’avoir porté du maquillage ou encore d’avoir porté une jupe trop courte!

Selon une étude rendu publique en Jordanie, les enquêteurs ont étudié 102 cas de crimes d’honneur qui se sont produits en Jordanie sur une période de 8 ans, et ils en sont venus à la conclusion, que les 2/3 des hommes qui ont été reconnus coupables de crime d’honneur provenaient de milieu défavorisé, certains seraient d’avis que l’on devrait bannir l’expression de crime d’honneur, pour plutôt considérer ce genre de crime de socio-économique.

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